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Archive pour la catégorie ‘François Hollande’

Discours de François Hollande – Université d’été de La Rochelle – Dimanche 31 août 2008

01-09-2008

Chers camarades,

C’est vrai que c’est un plaisir d’être, à la fin du mois d’août, à La Rochelle. On me demande souvent ce que je vais faire, en tout cas, l’année prochaine. Je veux vous rassurer, enfin si on m’invite et si cela se passe toujours ici, nous serons ensemble l’année prochaine à La Rochelle. Nous serons ensemble dans ce moment toujours un peu particulier, où l’on débat et en même temps, on s’agite. Il y a toujours une échéance avant La Rochelle : un congrès, une élection, une désignation ; on ne peut donc pas empêcher les socialistes de se réunir, de se réunir sans cesse et parfois au-delà même des heures qui devraient normalement être consacrées au repos, à la réflexion, à l’intimité.

Intervention de Francois Hollande – conférence de presse du parti socialiste sur la réforme des institutions

17-07-2008

Des propositions ont été faites par le Parti socialiste tout au long de ces derniers mois. Nous arrivons au moment ultime –la discussion n’est d’ailleurs pas terminée au Sénat- et j’ai cru lire qu’il y avait eu des initiatives du Président de la République. Nous avons à nous prononcer.

L’initiative du Président de la République arrive dans un moment qui n’est pas le bon. Quand il y a une réforme, on met tout sur la table et l’on fait en sorte d’obtenir les avancées qui sont souhaitées par les uns et par les autres, notamment sur les questions de mode de scrutin, de représentation de l’opposition, voire du pluralisme audiovisuel.

Cette démarche prise à la fin du processus, sans d’ailleurs qu’il y ait véritablement novation, pose un problème qui, en même temps, révèle ce qu’est la conception de Nicolas Sarkozy de nos institutions.

Discours de François Hollande devant le Conseil national du PS du 2 juillet 2008

03-07-2008

Chers Camarades,

Nous ouvrons le temps des contributions. Il y en a beaucoup et c’est d’ailleurs devenu un rite depuis plusieurs congrès. Il faut en sortir ce qu’il y a de plus pertinent pour notre parti, mais il faut aussi prendre la mesure du contexte dans lequel nous sommes.

Notre congrès va se tenir dans un moment où une crise, une crise grave, traverse l’ensemble du monde : une crise énergétique, une crise financière, une crise alimentaire, une crise immobilière, une crise économique.

Nous sommes à un moment où nos concitoyens attendent avec inquiétude ce que vont être les prochains mois compte tenu de ce contexte : un capitalisme qui ne parvient plus à trouver par lui-même son destin. 

Discours de F. Hollande devant l’Assemblée Générale des Parlementaires – 23 juin 2008

23-06-2008

Chers Camarades,

Je veux saluer les organisateurs de ce compte-rendu de mandat. Cela fait un an que nous avons sollicité le suffrage à l’occasion des élections législatives et cela fait un an que nous sommes dans l’opposition à la politique de Nicolas Sarkozy –même si cela fait quand même six ans que nous sommes dans cette situation.

Discours de F. Hollande à la Convention Nationale du 14 juin 2008

16-06-2008

Chers Camarades,

Il est apparu dans le débat d’aujourd’hui que tout le monde a salué le travail qui a été mené, même ceux qui ne voulaient pas voter la déclaration de principes –et je les respecte- et ceux qui se sont abstenus. Ils ont reconnu les progrès qui ont été faits, ils ont considéré qu’ils se reconnaissaient au moins pour une part dans cette déclaration. C’était, en définitive, l’objectif que nous recherchions : être non pas en accord sur tout –on ne pouvait pas l’être, mais au moins tous nous retrouver comme socialistes. Avant même que nous ayons nos débats de congrès –ils vont venir, ils sont là-, nous aurons été ensemble, conscients non pas simplement d’être socialistes, mais d’être clairs sur notre identité.

Intervention de François Hollande – Motion de censure – mardi 8 avril 2008

08-04-2008


Monsieur le Premier ministre,

L’opposition ne manquait pas de raisons pour mettre en cause aujourd’hui la responsabilité de votre gouvernement. Les Français nous avaient précédé d’une certaine façon à l’occasion des élections municipales et cantonales. Et leurs motivations rejoignaient les nôtres.

L’échec de votre politique économique, l’erreur du paquet fiscal, la dérive préoccupante des déficits, le plan de rigueur dont vous n’osez même pas prononcer le nom, la réforme de l’Etat aussi improvisée qu’injuste et surtout les manquements répétés à votre engagement de campagne sur le pouvoir d’achat… Autant de sujets qui expliquent, 1 an après votre accession à la direction du pays, la perte de confiance qui s’est installée chez nos concitoyens et les profondes inquiétudes qu’ils nourrissent à l’égard de votre politique.

Et pourtant, nous avons voulu placer notre débat de censure sur les graves décisions que le Président de la République vient de prendre à l’occasion du sommet de l’OTAN à Bucarest , aussi bien sur l’engagement de nos forces en Afghanistan que sur le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Chacun au-delà de sa sensibilité politique, ne peut nier l’importance de ces choix , les changements d’orientation qu’ils annoncent. Chacun mesure leur portée sur notre politique étrangère et sur notre stratégie de défense.

Discours de F. Hollande au CN du 25 mars 2008

26-03-2008

Chers Camarades,

C’est avec plaisir que je vous retrouve au Conseil national après une victoire. Nous avons connu, dans le passé, des événements plus douloureux et nous pouvons donc savourer celui présent.

Il nous faut apprécier cette victoire, essayer d’en mesurer l’ampleur, d’en expliquer les causes et d’en juger la portée pour en tirer toutes les conséquences utiles pour le parti socialiste, bien sûr, pour la gauche elle-même et pour le pays.

Déclaration de Francois Hollande – Second tour des élections municipales et cantonales – dimanche 16 mars 2008

16-03-2008

Au moment où je m’exprime, le vote des Français est clair à l’occasion des élections municipales et cantonales. La gauche, aujourd’hui, grâce à la confiance qui lui a été apportée par nos concitoyens que je veux remercier, est majoritaire en voix dans notre pays à l’occasion de ce scrutin. Mais, elle est aussi majoritaire en nombre de villes de plus de 20 000 habitants. J’avais fixé l’objectif de 30 villes qui pouvaient être gagnées sur les 400 de plus de 20 000 h. Il semble que nous irons au-delà de cet objectif.

La gauche est également majoritaire en termes de départements dont elle aura la responsabilité au lendemain de ce scrutin. Aujourd’hui, nous pouvons penser gagner de 7 à 9 départements qui s’ajouteront au 51 dont nous avons aujourd’hui la charge.

Intervention de François Hollande – Rassemblement des secrétaires de section – Mutualité – dimanche 20 janvier 2008

20-01-2008

Chers Amis, Chers Camarades,

Sept semaines avant les élections municipales et cantonales et nous sommes prêts, unis. Ce rassemblement était indispensable. Nous sommes unis parce qu’il y a pour les Français une obligation qui nous est faite d’être au rendez-vous.

Je veux, à ce moment, dire combien le travail de Bruno Le Roux et de la commission électorale, de Daniel Vaillant pour le rassemblement de la gauche a pu porter ses fruits. Nous sommes présents, nous les socialistes, sur des listes que nous conduisons le plus souvent avec des candidats –parfois sortants qui aspirent à renouveler le mandat qu’ils ont reçu du peuple- mais aussi de nouveaux candidats –il y en a beaucoup, avec des candidats plus jeunes –c’est un bon signal que le renouvellement des générations-, avec des candidates plus nombreuses –notamment, dans les villes de + de 20 000 habitants, en tête de liste, avec des candidates et des candidats dits de la diversité qui veulent s’appeler tout simplement « la réalité de ce qu’est notre pays », avec des générations nées ici, qui sont Françaises comme les autres, même s’ils n’ont pas la même couleur de peau. Ils sont dans cette République métissée que nous voulions pour notre pays.

Discours de François Hollande – Forum de la rénovation « les socialistes et l’individu »- 20 janvier 2008

 

Chers Amis, Chers Camarades,

Il m’arrive de dire -dans des moments de grande confidence- que j’aime le Parti socialiste. Parfois, je me dis que c’est un acte de foi, en tout cas un acte d’engagement. Mais, ce matin, à écouter les rapports, à entendre les interventions, à vous voir ici, militants, responsables du Parti socialiste, je me dis que lorsque le Parti socialiste réfléchit, débat, cherche, propose et rassemble tous les socialistes, oui, j’aime de parti-là.

Lorsqu’au lendemain d’une défaite honorable, mais cruelle, nous avons –vaille que vaille- décidé d’engager un processus qui pouvait permettre à notre parti de redresser la tête –au sens des idées, de retrouver des formes de délibérations collectives et de préparer de la meilleure des façons notre congrès, il y avait du scepticisme, il y avait des doutes, des interrogations. Tout cela conduira-t-il à la clarification espérée ? Y aura-t-il, pour notre parti, des avancées –en termes de concepts, d’idées, de propositions, d’approches- tirées de toutes ces discussions souvent menées d’en haut ? Serons-nous capables de relever les trois défis qui nous ont été posés lors des scrutins du printemps dernier : quel est notre rapport à la Nation, quelle est la place du marché, quel est le rapport entre individu et société ?

Vœux de Francois Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, à la presse, jeudi 10 janvier 2008

10-01-2008

les voeux de françois HOLLANDE a la presseJe veux vous présenter, au nom de l’ensemble du Parti socialiste, nos meilleurs vœux pour l’année 2008.

En ce début d’année 2008, en entendant les uns ou les autres ou, plus exactement, toujours le même, je me disais que ce qui nous menaçait c’était en définitive la confusion des enjeux, le tourbillon des images, la perte de sens des mots qui sont utilisés ou proférés, l’instrumentalisation des peurs et, pour tout dire, la résultante de tout cela qui peut être le fatalisme ou la résignation.

Face à ces menaces, je veux former le souhait qu’en 2008 nous marquions deux volontés : la lucidité et l’engagement. La lucidité est indispensable, elle est au cœur de tout. Elle ne vaut pas simplement pour un parti, pour des hommes et des femmes eux-mêmes engagés. Elle vaut pour une société, elle vaut pour des citoyens.

Discours de François Hollande à la Convention Nationale de ratification des têtes de liste aux municipales.

15-12-2007

Chers Amis, Chers Camarades,

Ce moment est important pour nous. Après le cycle des élections du printemps dernier, les interrogations légitimes après une défaite, les attentes aussi qui sont portées sur nous dans les scrutins prochains de mars puis dans notre congrès.

Les socialistes pourraient-ils, à l’occasion des élections municipales et cantonales, se mettre en bon ordre, faire des listes de rassemblement avec leurs partenaires de la gauche, faire une place à la diversité, tenir compte des exigences de la parité, faire en sorte que les différentes sensibilités de notre parti, elles-mêmes, se retrouvent sur nos listes ? Et voilà que vous venez de voter à l’unanimité ! Je ne vais pas bouder mon plaisir.

Nous sommes rassemblés et il le fallait parce que les élections municipales et cantonales qui viennent sont un rendez-vous politique majeur. Un rendez-vous d’abord pour les Français. Les élections locales de mars sont des élections qui vont changer la vie quotidienne de nos concitoyens. Selon que nous aurons des succès, selon que la droite l’emportera, cela ne sera pas le même environnement pour vivre dans les villes concernées. Ce ne seront pas les mêmes politiques de logement, les mêmes politiques de transports, les mêmes politiques de solidarité, les mêmes politiques de petite enfance, les mêmes politiques d’aménagement du territoire.

Discours de François Hollande au meeting de Toulouse sur le pouvoir d’achat

06-12-2007

Chers Amis, Chers Camarades,
Nous avons pour Toulouse beaucoup d’espoir car nous voulons en finir avec la malédiction qui veut que dans cette ville qui vote à chaque grand scrutin national pour la gauche et pourtant, encore et toujours une municipalité de droite depuis 1971 ! Tous les espoirs de victoire reposent donc sur les épaules de Pierre Cohen. Je ne veux pas charger trop le fardeau, je veux plutôt élever le défi.

Il a d’ailleurs préparé le terrain ; il a rassemblé les conditions : d’abord unir les socialistes –et ce n’est pas une mince affaire ! Il a été désigné par les militants –mais cela ne suffit pas toujours ! Il a fait mieux que cela : il a rassemblé la gauche. Toute la gauche sera sur la liste de Pierre Cohen ! C’est la première fois, à Toulouse, que nous nous présentons ainsi, unis et rassemblés. Cela ne garantit pas le succès, mais cela aide à le préparer.

On peut aussi nous interroger : jusqu’où allez-vous vous rassembler ?

Discours de clôture du premier forum de la rénovation : François Hollande

24-11-2007

Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, a conclu le premier forum de la rénovation,
“les socialistes et la nation”, le 24 novembre à Avignon.

Chers Amis, Chers Camarades,

Rénover, c’est travailler. Penser l’avenir, c’est faire l’effort collectif de prendre les sujets les plus difficiles et d’essayer de les traduire politiquement. C’est ce que j’ai voulu, au lendemain des élections présidentielle et législatives, pour sortir d’une conclusion convenue qui aurait simplement convoqué un Congrès qui, lui-même, se serait organisé comme toujours autour de nos sensibilités pour choisir –et c’est normal- une direction et un Premier secrétaire. J’ai voulu que, collectivement, nous fassions l’effort de savoir pourquoi nous n’avions pas réussi à convaincre et comment, demain, nous pourrions y parvenir.

Rénover le Parti socialiste, c’est nécessaire. C’est toujours nécessaire et n’attendons pas les défaites pour engager ce processus. Même après les victoires, nous pouvons rénover. C’est nécessaire, mais ce n’est jamais le moment : au lendemain d’une élection, chacun est fatigué et reporte à plus tard les décisions utiles.

Aujourd’hui –et je comprends l’interrogation- nos concitoyens attendent un Parti socialiste à l’offensive sur le pouvoir d’achat, sur la protection sociale, sur les retraites, sur une conception de l’exercice du pouvoir. Ils attendent un Parti socialiste dans la dénonciation –et il y a matière. Et nous, nous proposons aujourd’hui une réflexion sur la Nation ! Je vois bien les commentaires : ces socialistes vraiment ! Ils sont incroyables ! Les Français sont en manifestation, dans les cortèges et eux, doctement, réfléchissent à la Nation !

François Hollande, discours au Conseil national du 27 octobre 2007

30-10-2007

Chers Camarades,

Nous devons relever trois grands défis qui nous sont posés et pas simplement au terme d’une consultation électorale qui s’est dénouée comme chacun le sait, mais pour affronter les échéances qui viennent.

Le premier défi est de savoir qui nous sommes, nous les socialistes, face à l’enjeu national qui, finalement, décide de beaucoup. Décide de notre rapport au monde, décide de notre engagement européen et décide aussi du contrat social que nous voulons promouvoir.

Le second défi est celui de la mondialisation ; non pas simplement de savoir comment on la domine à l’échelle internationale –nous avons déjà nos réponses-, mais de savoir comment, justement en France et en Europe, nous l’appréhendons, nous la gagnons. Et non pas de la juger –nous l’avons fait entre nous à de nombreuses reprises : une ouverture au monde qui offre des retombées économiques, mais aussi qui déstructure des territoires et creuse des inégalités. Donc, c’est de savoir comment nous la dominons économiquement, comment nous pouvons être plus compétitifs en France et en Europe.

Le troisième défi est celui de l’individu, en sachant bien que nous sommes le parti de l’émancipation personnelle, individuelle, que le but même du socialisme est de faire de chacune et de chacun un être en tant que tel, un citoyen pouvant à la fois connaître son bonheur privé et participer par son action à la solidarité qui fonde aussi sa propre réussite.

Si nous parvenons à non seulement poser des questions mais à apporter des réponses sur ces trois sujets-là, je pense que notre rénovation aura été utile et n’aura pas été simplement la préparation de notre congrès.

Trois textes peuvent en sortir :

Discours de Francois Hollande – Journée parlementaire – Paris – le 17 septembre 2007

17-09-2007

Chers Amis, Chers Camarades,

Il me revient de conclure notre journée et je souhaitais que notre journée parlementaire soit orientée sur deux sujets majeurs : l’évaluation des 5 premiers mois du quinquennat et l’ouverture de la confrontation sur l’ordre du jour parlementaire et de la session extraordinaire qui vient ainsi que de la session ordinaire qui va s’ouvrir.

Je salue tous les parlementaires socialistes, mais aussi les radicaux de gauche et les apparentés. Cela nous permet d’avoir, à l’Assemblée nationale, un groupe de 204 députés. C’est une force, à condition de s’en servir.

Notre journée parlementaire se tient 5 mois après l’élection de Nicolas Sarkozy et à la veille d’annonces -que l’on nous dit importantes- du Chef de l’Etat.

Le contexte a déjà changé. Avant l’été, tout paraissait possible : le paquet fiscal devait forcément créer un choc de confiance et donc de croissance ; le pouvoir d’achat devait mécaniquement progresser avec la libéralisation des heures supplémentaires ; l’immobilier devait nécessairement être stimulé par les déductions d’intérêts d’emprunts ; les déficits publics se résorber rapidement à l’horizon 2010 et la compétitivité des entreprises miraculeusement s’améliorer à mesure des cadeaux fiscaux accordés à leurs dirigeants.

Après l’été vient le temps de la réalité ; la réalité est, finalement, une dame bien polie ; elle prend son temps, elle est respectueuse, soucieuse même des apparences. Elle laisse un pouvoir s’installer ; elle lui permet de prendre ses premières décisions. Puis, dame réalité devient plus pressante, un peu moins patiente et vient, progressivement, présenter la note : la croissance sera bien inférieure à 2 % -c’est établi pour l’année 2007 ; le pouvoir d’achat est devenu la première préoccupation des Français et est amputé par les hausses de prix dans tous domaines ; la crise financière et immobilière qui secoue les Etats-Unis tend, de manière implacable, à s’élargir au reste du monde et nous en avons déjà les premières traductions avec la réduction des crédits bancaires ; les partenaires européens s’alarment –non sans raison- de nos déficits grandissants ; le commerce extérieur atteint un niveau record : 30 milliards d’euros pour l’année 2007. Voilà comment, en quelques mois, le climat a déjà changé.

François Hollande – Discours de clôture de l’Université 2007

02-09-2007

Chers Amis, Chers Camarades,

Merci Chers Maxime, Olivier, de nous voir accueilli.

Merci d’être venus à notre rendez-vous de La Rochelle, car les commentaires allaient bon train. Je m’interrogeais avec gravité : allais-je venir seul à La Rochelle ? . Y aurait-il encore un socialiste dans la salle ? Mais, je connais la dramaturgie de La Rochelle. Quand tout le monde est là, on dit oh ! là ! là ! que va-t-il se passer ? Ils y sont tous ! Quand certains ne viennent pas –même pour de bonnes raisons- voilà que nous serions démunis. Et bien, jamais nous n’avons été aussi nombreux et les présents ont toujours raison. Quelles que soient les circonstances. Lorsqu’il s’agit de préparer les échéances décisives –comme l’année dernière- ou d’en tirer les conclusions –comme cette année ; de fêter les victoires –et cela nous est heureusement arrivé ces dernières années- ou de surmonter les défaites –et c’est notre devoir aujourd’hui.

François Hollande : « Etre utile aujourd’hui, c’est ne pas vous accorder notre confiance »

03-07-2007

Dans une intervention de vingt minutes, faisant suite au discours de politique générale de François Fillon, le 3 juillet à l’Assemblée nationale, François Hollande a enjoint le Premier ministre à ne pas se contenter d’incantations mais à « aller jusqu’au bout des réformes », « à faire l’effort de vérité indispensable ». Sur le fond, il a indiqué que le grand point de clivage portait sur « la politique de croissance » : « Je considère aujourd’hui que votre paquet fiscal, votre choc fiscal est économiquement inapproprié, socialement injuste et budgétairement aventureux. » 

« Les Français ont voté. Et leur choix nous engage tous.
Vous, au nom de la majorité, à tenir vos promesses.
Nous, au nom de l’opposition, à offrir une alternative. C’est la règle en démocratie.

Discours de François Hollande au Conseil national du 23 juin 2007 : « Nous devons ouvrir un nouveau cycle

23-06-2007

François HollandeÀ l’occasion de Conseil national du 23 juin, François Hollande a évoqué des premières pistes d’analyses des deux défaites à l’élection présidentielle et aux élections législatives. Il est également revenu sur les risques qu’une gouvernance de droite allait faire peser sur la France durant les cinq prochaines années avant de conclure sur le processus de rénovation.

« Merci à tout le parti de s’être mobilisé pour les élections législatives. C’était un moment difficile. On connaît les enchaînements, les logiques. Il y avait de la déception, de la douleur, peut-être même du fatalisme. On voyait ce que l’abstention pouvait produire. Et pourtant, le Parti –dans toute sa diversité, dans ses profondeurs, avec ses responsables s’est mobilisé et a fait que non seulement nous avons tenu bon, mais fait davantage.

Je veux saluer les candidats : ceux qui ont gagné, ceux qui ont perdu. Remercier tous ceux qui se sont investis dans ces campagnes et qui permettent au Parti, au lendemain de ce cycle, d’être présent, d’être fort, même s’il n’a pas été victorieux.

Les socialistes viennent de subir deux défaites successives. Elles sont certes honorables, mais lourdes de conséquences.

Déclaration de François Hollande au soir du second tour des élections législatives

17-06-2007

Les Français ont voulu, pour ce second tour des élections législatives, corriger la tendance qui s’était dessinée lors du premier tour.

Ils semblent avoir réussi en offrant à la gauche –et notamment au Parti socialiste- un groupe parlementaire d’au moins 200 députés, soit 25 % de plus que dans l’Assemblée sortante, celle de 2002.

Je tiens au nom même de la démocratie à les en remercier. Par ce vote, nos concitoyens ont entendu installer d’abord une force face au nouveau pouvoir permettant l’équilibre et le contrepoids indispensable en démocratie.

Ils ont voulu aussi exprimer un doute, voire une crainte à l’égard des premières mesures injustes du gouvernement de François FILLON, et notamment l’annonce de cette « TVA sociale » et les franchises médicales. Ils ont aussi réprouvé la méthode qui consiste, avant une élection, de ne pas avouer clairement les intentions du nouveau pouvoir.

La « vague bleue » annoncée qui devait déferler n’a donc pas eu lieu. Il y aura dans la prochaine Assemblée, et tant mieux, de la diversité et du pluralisme. C’est bon pour le pays. La France marchera sur ses deux jambes : une majorité, car il y a une majorité –je la reconnais- qui doit avoir un gouvernement, et une opposition, celle que la gauche –et notamment le Parti socialiste- va incarner.

Je reste néanmoins lucide sur la situation. Le Parti socialiste s’est redressé, au-delà même de ce que certains pouvaient espérer. Mais, en même temps, l’abstention reste forte et la droite a désormais la quasi-totalité du pouvoir.

C’est pourquoi, les socialistes sont confrontés à une double exigence :

  • Ils doivent être une opposition utile au pays, qui critique chaque fois que c’est nécessaire, mais qui propose sur chaque sujet. Nous le ferons.
  • Ils doivent tirer toutes les leçons des scrutins qui viennent de se dérouler, se renouveler autant qu’il sera possible et, déjà dans la future Assemblée, il y aura grâce à nous plus de femmes et, je l’espère, plus d’élus issus de notre diversité. Ensuite, rénover la gauche, la refonder si c’est nécessaire –et c’est nécessaire- pour qu’elle constitue l’alternative indispensable pour les échéances futures.

Discours de François Hollande – Meeting à Nantes

04-06-2007

Chers Amis,

Je veux saluer Jean-Marc Ayrault comme maire de Nantes, comme prochain député de Loire-Atlantique, comme président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis 10 ans ; cela a passé si vite que l’on a le sentiment de commencer.

Je veux dire ici à Ségolène Royal que, partout où je vais, les gens me disent que, certes nous n’avons pas gagné le 6 mai, mais quelle belle campagne ! quel engagement ! quel courage ! quelle force ! et quelle envie de continuer ! Nous avons l’occasion dans une semaine d’utiliser notre bulletin de vote pour corriger l’élection présidentielle –sans doute, mais pour faire en sorte d’équilibrer le Parlement. Nul besoin d’attendre 2012. Nous avons encore la possibilité d’agir avant. Nous devons donc tous participer au scrutin. Les élections législatives peuvent nous donner les moyens d’agir, de faire entendre notre voix, celle des jeunes qui se sont engagés pour la première fois dans une élection et qui peuvent éprouver de la déception, sans aller jusqu’au désespoir ; celles des « vieux routiers » de la gauche qui savent bien qu’une défaite d’aujourd’hui peut se transformer en victoire demain. Nous ne nous résignons jamais à l’abandon, au fatalisme. On aurait pu, en effet, gagner tout de suite, mais ils ne perdent rien pour attendre : nous sommes là ; nous sommes une force ; nous sommes le Parti socialiste avec sa longue histoire, avec son bel avenir qu’il faudra rénover, refonder, changer, mais ce sera toujours le Parti socialiste. Avec ses valeurs, ses principes, ses idéaux. Et l’on modernisera, bien sûr ; on a bien compris qu’il y avait la mondialisation ; on sait qu’il y a nécessité d’avoir des entreprises compétitives, dynamiques. C’est un socialiste qui a permis d’éradiquer l’inflation en France : François Mitterrand. Et qui a permis de restructurer les entreprises ? Des Premiers ministres socialistes : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, d’autres encore. Et qui a permis de faire réellement diminuer le chômage et pas dans les statistiques : Lionel Jospin. On a donc aucune leçon à recevoir de ces pseudos modernisateurs, pour qui la modernité c’est moins de protection, moins de droits pour les salariés et plus de liberté pour les entreprises.

Elections législatives – Paris (Zénith) – Discours de François Hollande

29-05-2007

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Chers Amis,

Lorsque les socialistes sont rassemblés, rien ne peut les arrêter. Vous êtes rassemblés parce que les Français demandent qu’on le soit. Vous êtes rassemblés, parce que vous voulez être à la hauteur du défi qui vous est lancé. Vous êtes rassemblés, parce que vous voulez le changement dans notre pays. Vous savez que seuls les socialistes peuvent l’offrir aux Français.

Merci à vous tous, socialistes depuis toujours, socialistes d’un jour, socialistes de demain, d’être là avec nous, ensemble, pour la bataille qui s’annonce. Merci à ce parti, ce grand parti que j’aime, qui est la force et qui se présente devant les Français avec fierté. Fierté d’avoir respecté la parité pour les élections législatives ; fierté d’avoir renouvelé autant que c’était possible nos candidats pour les élections législatives ; fierté d’avoir engagé –et il y aura encore beaucoup à faire- la diversité des quartiers, des origines, des couleurs, pour représenter la société française.

Nicolas Sarkozy a lancé, au Havre nous dit-on, son appel ; il veut une majorité à sa main pour mener sa politique à sa guise. Nous lançons donc notre appel de Paris : nous voulons une majorité de gauche pour prêter main-forte aux Français et leur donner non pas la rupture par rapport au pacte social ou au pacte républicain, mais l’espérance, l’espérance d’être demain une France plus juste et plus forte.

Nous sommes bien conscients des dangers qui s’annoncent et de l’adversaire qui est devant nous. C’est tout de même une machine infernale. Il veut tout dévorer, tout absorber, tout broyer, tout digérer. Face à ce pouvoir vorace, il faut une gauche coriace et nous le serons dans les jours qui viennent.

Depuis le 6 mai, tout est fait pour décourager le vote. On veut donc décourager le vote, déconsidérer l’enjeu. Il n’y aurait même plus à voter ; il suffirait d’entendre le Président de la République demander sa majorité pour qu’elle lui soit donnée. Comme par décret, avant même que les Français n’aient voté. On veut dévaluer l’adversaire ; nous n’aurions même pas le droit de gagner ; cela nous serait interdit. Nous avons donc le devoir de gagner ces élections législatives.

C’est un devoir non pas pour nous-mêmes, pour être plus nombreux à l’Assemblée nationale –encore que cela ne fait pas de mal !

Notre devoir est vis-à-vis des Français, de tous ceux qui nous attendent, qui nous espèrent, qui veulent une politique équilibrée, qui veulent du changement, mais pour le meilleur pas pour le pire, et qui veulent comprendre le sens de ces élections législatives.

Discours de François Hollande – Meeting à Bordeaux

23-05-2007

Chers Amis,

J’ai plusieurs raisons fortes d’être parmi vous, en tant que Premier secrétaire, à Bordeaux. La première est pour saluer le résultat de Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle en Gironde. Si tous les départements français avaient fait aussi bien, cela aurait un autre visage, convenons-en ! La deuxième est que nous sommes pris par l’esprit de conquête. Si nous sommes rassemblés ce soir, ce n’est pas simplement pour garder nos 5 circonscriptions –même s’il faut se battre pour les garder-, mais c’est aussi pour en conquérir d’autres car, il y en a d’autres, en Gironde, à gagner. Et, si j’en cite une parmi d’autres –il ne faut pas y voir malice-, c’est bien parce que nous voulons, au-delà de la parité, limiter le cumul des mandats ; il nous paraît très important que Michèle Delaunay puisse être la prochaine députée de Bordeaux. Nous ne voulons pas de mal à Alain Juppé, mais nous voulons tout simplement qu’il ne soit pas trop accaparé : maire de bordeaux depuis peu, Ministre du développement durable… tout un programme ! Et maintenant, candidat député. Non ! Nous allons y mettre bon ordre, un ordre juste, et ce sera Michèle Delaunay qui vous représentera.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de François Hollande

12-05-2007

Chers Camarades,

Nous sortons d’une élection présidentielle qui a été d’une rare intensité. La mobilisation a été exceptionnelle et, à bien des égards, cette élection présidentielle marque des ruptures politiques profondes.

La première : dans la crise démocratique, il y a eu pour cette élection une participation civique qui a atteint un niveau inégalé sous la Vè République (85 %).

La deuxième : en souvenir, sûrement mais pas seulement, du 21 avril 2002, un vote utile qui s’est imposé à gauche comme à droite.

La troisième : il y a eu, malgré l’émergence d’un centre, un renforcement de la bipolarisation qui a repris tous ses droits comme en témoigne d’ailleurs le faible nombre de votes blancs et nuls au second tour du scrutin.

La quatrième : la droite veut faire de son succès non pas une continuité, mais une rupture non pas seulement par rapport au chiraquisme, non pas seulement par rapport à la gauche, mais par rapport au pacte social lui-même, celui qui avait pu être établi en consensus, en compromis ou en lutte depuis 50 ans.

DÉCLARATION DE FRANCOIS HOLLANDE – 2ÈME TOUR DE L’ELECTION PRÉSIDENTIELLE – DIMANCHE 6 MAI 2007

07-05-2007

Mesdames, Messieurs,

Nous attendions ce scrutin depuis cinq ans. Nous nous étions redressés depuis 2002. Nous avons obtenu de belles victoires aux régionales et aux européennes. Nous avions ouvert des pratiques nouvelles à travers une désignation exemplaire de notre candidate à l’élection présidentielle.

Néanmoins, ce soir, malgré tous ces efforts, malgré toute cette action, la victoire n’est pas au rendez-vous.

C’est Nicolas Sarkozyqui a été élu Président de la République.

Il a pu obtenir ce résultat par un rassemblement de toutes les droites : de l’extrême droite jusqu’au centre droit. Il a pu aussi parvenir à ses fins parce qu’il a multiplié les promesses, alors même qu’il était le candidat de la majorité sortante depuis 2002 et qu’il a donc réussi, il faut bien le dire, une opération de mystification qui se révélera dangereuse pour le pays.

Néanmoins, il est le nouveau Président de la République. Et nous devons faire en sorte, aujourd’hui, dans le respect du suffrage, de partager le pouvoir, de permettre que la force qui représente aujourd’hui la gauche, et au-delà de la gauche, les valeurs de la République, puisse faire prévaloir l’équilibre et préparer l’avenir.

Je veux remercier et saluer Ségolène Royal qui, par sa campagne, sa ferveur, sa capacité de conviction, sa force de caractère sur des valeurs qui nous sont communes a réussi à mobiliser, pas suffisamment, tant de nos concitoyens et nous sommes tout près de la victoire, sans l’avoir obtenue.

Je veux ensuite remercier les près de 18 millions de nos concitoyens qui ont porté leur suffrage sur Ségolène Royal. Je sais aujourd’hui ce qu’est la force de ce vote, même s’il n’a pas pu être majoritaire. Je sais ce qu’il contient de perspectives d’avenir. Je sais ce qu’il constitue d’élan et de rebond pour les élections législatives qui arrivent.

Je veux dire à ces électrices et électeurs que leur vote aura été utile. Il ouvre, là, d’autres étapes –et bientôt proches- pour la reconquête. Je sais aussi leur déception et même le désarroi de beaucoup. Je veux lancer un appel au calme et à la cohérence.

Le calme, parce que dans la République, c’est la loi du suffrage. Il faut avaler sa colère, sa frustration, sa peur pour porter cette énergie dans un futur suffrage, dans un mouvement qui doit se faire dans le cadre de la République et de la démocratie et nulle part ailleurs.

Je veux dire aussi à ces électeurs qui espéraient tant dans le changement et qui voulaient écarter les chocs d’une droite dure que leur combat prend une autre dimension avec les élections législatives qui viennent.

Pour poursuivre dans cet esprit, il faut que la gauche –et le Parti socialiste notamment- se rassemble. Ce qui vient de se produire est trop grave, trop risqué pour l’avenir ; les enjeux nous dépassent et nous devons être exemplaires. Cela n’empêchera pas les examens de conscience, les regards critiques. Mais, aujourd’hui, c’est le moment de la clarté et du rassemblement. Et, il faudra, dans cette campagne des élections législatives, que, comme Premier secrétaire avec tous les talents, toutes les personnalités du Parti socialiste qui ont leur place et leur rôle, nous fassions un effort collectif pour être à la hauteur du défi qui est devant nous. Il s’appelle l’alternance, la démocratie, la capacité à ouvrir une espérance. Il y a cette déception, cette défaite mais aussi cet élan collectif qui permet tout, qui autorise tout.

Au-delà des élections législatives, la gauche devra se réunir davantage, refonder ses idées, porter aussi un message d’ouverture et d’élargissement. Nous entendons donc rassembler, rassembler autant qu’il sera nécessaire, mais sur des valeurs qui sont celles de la solidarité et de la modernité. Et il y a place pour d’autres que nous dans ce rassemblement.

Je veux dire à tous les militants, les sympathisants du Parti socialiste qu’ils peuvent être fiers. Aujourd’hui, même s’il y a là comme une frustration et de colère, ils peuvent être fiers ; ils ne doivent pas se résigner. Il n’y a pas de fatalité. Nous sommes là après une belle campagne et une épreuve car ce n’est pas notre candidate qui a été désignée. Mais nous sommes aussi là avant d’autres échéances. Et la force que nous avons été capable de lever, les idées qui sont les nôtres, l’élan collectif que nous devons produire feront des victoires pour demain.

Soyons-en dignes, soyons-en capables. Nous ne pourrons être dignes et capables que si nous sommes unis, ouverts et sûrs de nos convictions.

Point de presse de Francois Hollande du lundi 30 avril 2007

30-04-2007

Nous sommes maintenant à 7 jours de l’élection. Cette semaine va être décisive pour notre pays, puisqu’elle va se conclure sur un choix de société.

Ce sera donc le choix entre deux projets, deux conceptions, deux visions et il est bien qu’il y ait une participation la plus élevée possible pour permettre le caractère incontestable de ce scrutin.

Nous entrons avec confiance et mobilisation dans cette dernière semaine de campagne. Confiance dans le pacte présidentiel, confiance dans notre candidate, confiance dans le rassemblement qui s’opère et mobilisation, parce que nous voulons que ceux qui nous ont soutenus au premier tour, que ceux qui nous ont suivi pour le second tour, s’impliquent pleinement pour que les Français puissent être éclairés.

Point Presse du 23 avril : « Nous sommes dans une campagne qui prend un nouveau tour puisque nous sommes précisément au second tour. « 

23-04-2007

« Je veux d’abord saluer le vote des Français. Ils sont venus massivement tourner la page du 21 avril 2002 et écrire celle du 22 avril 2007. Ils ont voulu qu’il y ait un choix clair entre deux visions de la société, deux conceptions de la France, du pouvoir et de la politique. Ils ont aussi voulu faire un vote utile à bien des égards. Non pas un vote utile pour les partis ou même pour les candidats, mais un vote utile pour la France. Il y a eu la volonté de donner de la force au prochain, plutôt à la prochaine Présidente de la République.

Je veux aussi saluer le beau résultat de Ségolène Royal au premier tour, près de 26 % des voix. C’est plus que ce que nous avions fait, forcément, en 2002 et même en 1995. C’est également davantage que ce qu’avait fait François Mitterrand au premier tour de l’élection présidentielle de 1981. Certes, c’est moins que François Mitterrand en 1988, mais il était le Président sortant.

Dès lors, les conditions de la victoire sont aujourd’hui réunies. Il y a, avec ce résultat du 1er tour -26 %- et les soutiens qui viennent d’être prononcés par les 6 autres candidats de la gauche qui ont dit hier soir, et sans aucune condition ni aucun préalable, qu’il fallait battre le candidat de la droite et, donc, se rassembler derrière Ségolène Royal, une base de départ à 37 % des voix et non à 26 pour la campagne du second tour.

Il y a un rassemblement plus large encore qui est en train de s’opérer. Ce rassemblement, c’est celui des électeurs eux-mêmes qui ont voulu donner au changement toute sa place dans cette élection.

Une large majorité d’électeurs ont dit, lors du premier tour, d’une manière ou d’une autre qu’ils voulaient sanctionner la majorité sortante et son bilan, et notamment sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les conditions de vie.

Il nous faut donc nous mettre dans une dynamique positive. Le changement, c’est celui que représente le pacte présidentiel de Ségolène Royal.

Pour nous, les trois priorités dans cette campagne seront celles de l’emploi et du travail pour tous et pas simplement pour quelques-uns. Ce sera l’Education comme, à la fois, valeur, principe de la République et comme levier de la réussite collective et personnelle. Et, enfin, l’écologie, car nous considérons que ce qui est en cause, ce n’est pas simplement notre destin, celui de générations qui viennent de s’exprimer à travers un vote massif, mais le destin des générations futures. Et nous ne pouvons pas dissocier le combat pour l’écologie du combat pour l’Europe et pour une nouvelle régulation à l’échelle du monde. Voilà nos trois priorités.

Ensuite, c’est Ségolène Royal qui porte une nouvelle République, une autre façon de décider, une autre conception du dialogue que celle que nous avons eue, hélas, à vivre, notamment les dévoiements, depuis 5 ans, et aussi une autre conception de la politique et de la démocratie. Pour nous, la réforme des institutions n’est pas un supplément programmatique, c’est la condition même de la réussite du changement. C’est la raison pour laquelle nous voulons absolument que le Parlement soit renforcé et que le Président de la République puisse être pleinement responsable. De la même manière, l’Etat impartial n’est pas un slogan, c’est une garantie de confiance dans la République et dans les élus. De même, la morale publique, le souci de l’honnêteté, de l’efficacité, du bon usage des deniers publics, la lutte contre tous les gaspillages, la maîtrise de l’endettement public est une condition du succès ; ce n’est pas un projet en soi, mais c’est ce qui permet d’atteindre nos objectifs.

Enfin, pour nous, l’Europe, au-delà du « oui » et du « non », est la perspective qu’il faudra ouvrir de nouveau après l’élection présidentielle et nous considérons que, seule, Ségolène Royal peut permettre cette relance du projet européen.

Ce que nous voulons également susciter dans cette campagne, c’est un vote d’espérance. Nous ne sommes pas là seulement pour faire barrage –même s’il faut écarter la menace que représente la candidature de l’UMP et donc de Nicolas Sarkozy. Nous ne sommes pas là simplement pour résister, pour empêcher ou pour écarter. Nous sommes là pour lever une espérance. Nous sommes là pour susciter l’enthousiasme, l’élan, l’engagement.

Mais il y a l’inquiétude, c’est vrai. Elle n’est pas liée au caractère ou à la personnalité du candidat Sarkozy, mais à sa politique, à son bilan. Il est le candidat qui, depuis cinq ans, a assumé les choix qui ont été faits avec Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin.

Il est celui de la poursuite de la politique qui a échoué. Il veut concentrer les pouvoirs et démanteler l’essentiel de notre pacte social, aussi bien sur le plan de la santé que des services publics, des retraites, du droit du travail. Voilà son projet : avoir les mains libres pour exercer le pouvoir pour, ensuite, défaire ce qui nous unit tous. Voilà pourquoi nous devons aussi appeler tous ces électeurs qui ne veulent pas de cette société-là à faire le choix de Ségolène Royal.

Notre campagne va maintenant se démultiplier. Nous devons faire naître un mouvement citoyen qui va bien au-delà des socialistes et des partis qui se sont mobilisés derrière Ségolène Royal. C’est un rassemblement très large d’hommes et de femmes libres qui veulent servir leur pays, qui veulent se mobiliser pour changer la France et ne rien altérer de ce qui fait aujourd’hui notre capacité à vivre ensemble.

Ce mouvement, déjà, nous dépasse. C’est pourquoi il est maintenant un mouvement d’électeurs, de citoyens qui se rangeront, je l’espère, nombreux derrière Ségolène Royal pour faire la politique qui leur paraît être la meilleure pour eux-mêmes, pour leur pays et pour l’Europe.

Voilà le sens de ce combat-là. Nous considérons que la victoire est aujourd’hui possible.

Il faut donc maintenant aller plus loin et ce sont les électeurs qui vont avoir la parole. C’est à eux que nous nous adresserons. Nous avons confiance dans leur volonté de changement, dans leurs aspirations à une autre politique, à une autre façon de faire de la politique, à une rénovation de notre modèle démocratique. Nous sommes donc confiants dans l’issue du scrutin qui s’annonce. »

Discours de François Hollande – Meeting de Toulouse – Jeudi 19 avril 2007

19-04-2007

Chers amis,

Nous sommes enfin à Toulouse, à Toulouse, ville rose !

Je vais vous faire un aveu : le 22 avril 2007, je l’attends depuis le 21 avril 2002. Je l’attends depuis cinq ans ; cinq ans que nous préparons cette échéance ; cinq ans que nous voulons enfin avoir le choix de décider de notre avenir entre la gauche et la droite. Cinq ans que nous nous préparons, que nous nous sommes rassemblés, les socialistes, la gauche, pour être au rendez-vous, non pas de la revanche, mais de l’alternative que nous devons offrir à notre peuple dimanche, et le 6 mai.

Cinq ans durant lesquels nous avons redressé la gauche ; cinq ans pendant lesquels nous avons eu notre plus beau succès aux élections régionales, ici comme partout en France.

Pendant ces cinq ans, nous avons même été capables de résister, de combattre la droite et de la faire reculer, comme sur le Contrat Première Embauche grâce à la jeunesse de France.

Enfin, nous y sommes, après avoir désigné Ségolène Royal dans une procédure exceptionnelle de la démocratie militante, rassemblé la gauche avec les Radicaux, le Mouvement des républicains et citoyens. Et nous sommes là à trois jours de ce premier tour

Maintenant, nous sommes devant le choix que nous attendions , après la plus belle des campagnes, grâce à Ségolène Royal, la plus belle des campagnes sans doute depuis François Mitterrand et 1981.

Meeting du Gymnase Japy – 10 avril 2007

10-04-2007

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE

MEETING DU GYMNASE JAPY – PARIS 11è

MARDI 10 AVRIL 2007

Chers Amis, Chers Camarades,

Depuis le temps que Ségolène Royal me parlait de Japy, enfin j’y suis. Je voulais être là, à Paris, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle car, pour moi, Paris est un exemple. Ce ne fut pas toujours le cas, je le reconnais. Mais, depuis six ans, c’est un exemple, et même un bel exemple de démocratie participative, de politique du logement, de politique des transports.

Nous voulons faire la France, c’est-à-dire Paris en plus grand, dans le respect de notre diversité. Mais, il est vrai aussi que ce qui a été la démarche engagée ici, à Paris, par Bertrand Delanoé, est pour nous une source d’inspiration. Soyez fiers, depuis six ans, du travail engagé, de ce mandat qui vous a été donné, de ce mandat que vous allez rendre aux Parisiens et, le moment venu, nous serons là, encore rassemblés, pour demander une nouvelle fois la confiance des parisiens pour continuer à agir et poursuivre le travail de transformation.

Je viens ici comme Premier secrétaire du Parti socialiste, conscient d’être là dans la première fédération socialiste de France : 20 000 adhérents ! Que de convoitise ! Que d’enjeu pour le prochain congrès, mais nous n’en sommes pas là !

Merci à tous ceux qui, depuis longtemps, sont socialistes et qui y sont restés et merci à tous ceux qui nous ont rejoint ; merci à ces nouveaux adhérents qui resteront après et qui travailleront avec nous.

Je viens là, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle. J’ai, comme vous, conscience que nous sommes dans un moment historique. Sans doute aussi grave et aussi lourd de conséquences que le mois 1981. Il ne s’agit plus cette fois-ci d’élire pour la première fois un Président de la République de gauche, François Mitterrand. Il s’agit d’élire la première femme Présidente de la République de gauche. Mais il s’agit aussi d’en terminer avec 12 ans d’une présidence irresponsable, celle de Jacques Chirac, venu sur un malentendu –la fracture sociale ; à l’époque, c’était en 1995, il faisait croire qu’il n’était pas vraiment un candidat de droite, qu’il y avait même plus à droite que lui –en l’occurrence Edouard Balladur qui était à ce moment-là soutenu par Nicolas Sarkozy et François Bayrou. Jacques Chirac fut élu sur ce malentendu, sur cette manœuvre. Ensuite, ce fut le plan Juppé et tout le reste ; la dissolution de l’Assemblée nationale qui fut la meilleure décision qu’il ait prise de tout son mandat ; une cohabitation de 5 ans, un Président irresponsable qui a utilisé la peur, l’insécurité en 2002, au risque –et c’est ce qui s’est produit- de mettre l’extrême droite en situation de surgir au second tour de l’élection présidentielle. Un Président donc qui a été réélu dans cette circonstance, avec les voix de tous les républicains, et notamment des socialistes, et qui n’en a tenu aucun compte, qui n’a jamais pris la dimension de ce qu’avait été le vote du 5 mai 2002 : un vote pour la République. Qu’en a-t-il fait de la République ? La République de son clan, la République de son parti, la République de son programme ! Voilà ce qu’il a fait.

Discours de Francois Hollande – Meeting de Limoges du 29 mars 2007

29-03-2007

Chers Amis, Chers Camarades,

Il m’est arrivé comme député de la Corrèze et comme maire de Tulle d’accueillir le Président de la République. Mais, là, je vais accueillir la prochaine Présidente de la République. Et je le fais au nom d’une région, la région la plus à gauche de France ; une région qui a su résister à tout, et parfois même au pire, et qui fera que ce sera ici, en Limousin, que Ségolène ROYAL fera son meilleur résultat en France.

Vous êtes venus nombreux, très nombreux. Partout où je vais, et surtout où Ségolène va, il y a des foules considérables qui se rassemblent parce que, les uns et les autres, nous avons conscience de vivre un moment important. Non pas pour nous-mêmes, non pas pour les familles politiques qui sont ici rassemblées, mais pour la France et, au-delà même de la France, pour l’Europe. Et, avec beaucoup d’immodestie, je veux aussi dire que le monde nous regarde et se pose la question de savoir quel sera le prochain visage de la France, quelle sera la France qui sera issue du vote du 6 mai prochain. Il faut que le visage de la France soit celui de Ségolène ROYAL.

Discours de François Hollande lors du rassemblement des élus socialistes le 18 mars 2007

18-03-2007

François HollandeChers Amis, Chers Camarades,

Nous sommes nombreux, élus, militants, candidats –car il n’y a pas qu’une élection présidentielle- ; nous sommes nombreux parce que nous sommes le réseau fidèle du Parti socialiste, des Radicaux de gauche, du Mouvement Républicain et Citoyen ; nous sommes l’équipe de campagne de Ségolène Royal, rassemblés pour la victoire, la victoire qui vient, qui se construit, la victoire d’abord au

premier tour de l’élection présidentielle, car c’est là que tout doit commencer pour permettre la victoire au second tour le 6 mai.

Regarder l’intégralité du discours 

Discours du point presse de François Hollande, le 12 mars 2007 au siège du PS

12-03-2007

Je veux donc évoquer plusieurs sujets :

- Les suites de l’intervention de Jacques Chirac
- La campagne, son déroulement et notre volonté d’en faire une campagne de projet et de confrontation sur les propositions des uns et des autres
- Le procès d’un médecin et d’une infirmière en Dordogne

Discours de Francois Hollande – Déplacement dans le Nord – samedi 10 mars 2007

10-03-2007

Vous m’avez offert tout au long de la journée un voyage dans le Nord. Merveilleux voyage que celui qui m’a été offert où je n’ai rencontré que des socialistes heureux et fiers.

Ce que je retiens de cette campagne qui s’ouvre, c’est la très grande mobilisation ; pas simplement des militants socialistes, pas simplement des sympathisants de notre parti, pas simplement de ceux qui nous ont rejoint –Radicaux de Gauche, Mouvement des Citoyens, mais de beaucoup d’hommes et de femmes qui veulent participer avec nous à ce grand mouvement qui se lève et qui s’appelle simplement le changement, l’alternance, la victoire de la gauche, la victoire de la France avec la gauche, car il s’agit bien de cela au mois de mai prochain.

Discours de François Hollande (texte et vidéos)- 12ème Rassemblement des Secrétaires de Section

11-02-2007

François Hollande à VillepintePARIS NORD EXPO LE 11 Février 2007

12ème Rassemblement des Secrétaires de Section – Restitution des débats participatifs

Chers camarades, chers amis, gardez vos forces, il y a encore beaucoup à faire ensemble. Nous ne sommes qu’au début d’une belle aventure qui se conclura le 6 mai avec la victoire de Ségolène Royal à la présidence de la République.

Mais aujourd’hui, nous le sentons bien, nous vivons un moment important de la campagne présidentielle et, à bien des égards, elle s’engage aujourd’hui vraiment. Nous mesurons l’attente, l’impatience même qui est portée sur nous et sur Ségolène. Le pays veut un choix, il réclame une élection qui soit digne de son passé, qui relève les défis d’aujourd’hui et qui prépare notre destin commun. Et c’est bien là l’enjeu, voter en connaissance de cause, ne pas se laisser abuser par une nouvelle mystification comme en 1995, pas davantage se laisser imposer un malentendu cruel comme en 2002, mais un affrontement clair entre la gauche et la droite permettant au pays de décider de son avenir et de choisir si nous en décidons nous-mêmes, la gauche, pour diriger les affaires de la France.

Regarder l’intégralité du discours 

Morceaux choisis en vidéos ( extraits d’environ 3 minutes):

-A propos du 3 ème homme

-Sarkozy, ministre-candidat

-Sarkozy, « le bon candidat pour un mauvais bilan »

-Le droit opposable de droite…

-La campagne commence aujourd’hui

-Sarkozy, « s’il a changé, c’est qu’il n’était pas bien avant »

-2007, un choix décisif

Discours intégral de François Hollande au 12e rassemblement des Secrétaires de section – 11 février 2007

Chers camarades, chers amis, gardez vos forces, il y a encore beaucoup à faire ensemble. Nous ne sommes qu’au début d’une belle aventure qui se conclura le 6 mai avec la victoire de Ségolène Royal à la présidence de la République.

Point presse de François Hollande – 6 février 2007 -

06-02-2007

Je veux tirer les conclusions politiques de l’émission de TF1 avec Nicolas Sarkozy ce lundi 5 février.

François Hollande présente ses voeux à la presse

15-01-2007

“Je voudrais, au nom des socialistes, de la direction du Parti socialiste, des militants socialistes, vous adresser et plus largement aux Français, nos vœux d’espoir. Ce sera le temps de l’espoir puisque le temps du choix est venu en 2007.Cette année va offrir à nos concitoyens la possibilité de décider de leur destin et de l’avenir de leur pays.

Intervention de Francois Hollande – colloque sur le projet ump – mercredi 13 décembre 2006

13-12-2006

Mesdames, Messieurs,

Nous voulions revenir à ce qu’est le cœur, le sens même d’une élection présidentielle. À l’évidence, choisir un Président, une Présidente de la République, c’est choisir un homme, une femme, avec ses compétences, ses capacités, son style.

Discours de Francois Hollande – Congrès extraordinaire d’investiture – Maison de la mutualité – Dimanche 26 novembre 2006

27-11-2006

Cher(e)s camarades,

Nous avons le sentiment, en ce 26 novembre, de vivre une journée particulière. Une fête ? N’allons pas trop vite ; la seule fête qui vaudra sera au mois de mai 2007. Mais, nous avons le sentiment de vivre un moment particulier, étrange, joyeux et en même temps grave.

Nous sommes réunis, socialistes, radicaux (et d’autres, peut-être, qui se sont glissés dans cette réunion sans nous prévenir), mais nous sommes là pour investir Ségolène ROYAL, pour faire que demain Ségolène soit la présidente de tous les Français.

Discours de François Hollande – Meeting Campagne interne de désignation du candidat à la présidentielle – Toulouse – Jeudi 9 novembre 2006

09-11-2006

Chers Camarades,

Comme Premier secrétaire, je veux saluer la belle réussite de ce débat.