Jean-Marc Ayrault – Intervention lors du débat sur la reconduction du mandat français en Afghanistan
« Changeons ou nous serons contraints de partir »
Débat sur la reconduction du mandat français en Afghanistan
Assemblée nationale – lundi 22 septembre 2008
Jean-Marc Ayrault
Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Messieurs les Ministres, Mes chers collègues,
Chers camarades, je ne vais pas être très long. Nous avons perdu cette élection présidentielle. Il sera temps de tirer toutes les leçons de cette défaite après les élections législatives. Et je crois que les uns et les autres, Ségolène Royal, François Hollande et tous ici avons raison de tous tourner vers l’avenir et d’essayer de faire en sorte que ces élections législatives ne soient pas perdues d’avance.
Mes chers amis, mes chers camarades, grâce à vous, une fois encore, Lille est au rendez-vous. Lille est au rendez-vous parce que vous êtes là. Lille est au rendez-vous parce que vous venez de toute la région, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, et parfois bien plus loin, autour de Pierre Mauroy, de Daniel Percheron, de Bernard de Rozier, de Dominique Dupilet, de Gilles Pargneaux et de Serge Janquin.
Chers amis, quelques jours après ce beau dimanche où Ségolène a réalisé le score de François Mitterrand en 1981, nous voyons M. Sarkozy et ses 31 % remonter dans sa belle voiture déjà les Champs-Élysées, mais vous noterez qu’hormis le soutien de M. de Villiers, bien chiche, M. Sarkozy est seul. François Bayrou a refusé d’appeler à voter pour lui. La famille Le Pen n’est pas en reste.
Mes chers amis, nous vivons une heure grave, une heure historique, une heure où la France se tient debout face à son destin. À cette heure-ci, j’ai envie de m’adresser ce soir à tous ceux et à toutes celles qui se retrouvent dans les valeurs républicaines et humanistes, à toutes celles et à tous ceux qui veulent encore croire à la promesse républicaine d’égalité et qui refusent de renoncer au rêve de fraternité.
Chers amis, je suis heureux de nous voir ce soir aussi nombreux dans cette agglomération lyonnaise pour supporter Ségolène Royal et préfigurer ainsi la victoire !
Mes amis, je suis venu ce soir vous dire quelques petites choses simples, trois petites phrases. Trois petites phrases qui pour moi doivent résumer notre conviction et notre engagement dans les jours qui sont devant nous.
Bonsoir.
Je voudrais dire ma joie d’être ici à Toulouse, aux côtés de Ségolène et aux côtés de nos camarades socialistes français.
Il y a du monde !