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Archive pour la catégorie ‘Autres dirigeants’

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Ségolène Royal

12-05-2007

Je dirai simplement quelques mots pour dire aussi que tous ces applaudissements sont destinés aussi à tous les militants, les citoyens qui se sont formidablement mobilisés au cours de cette belle campagne.
Vous dire aussi la fierté d’avoir conduit cette campagne, désignée par 60 % des militants socialistes, je voudrais souligner la très forte mobilisation dans les fédérations, la mobilisation des militants, bien sûr, mais aussi celles des partis alliés qui nous ont rejoints, qui nous ont soutenus dans cette campagne, tous les élus qui ont également été en première ligne de ce combat. Nous avons vu des salles pleines à craquer, des citoyens enthousiastes, des citoyens mobilisés, et aujourd’hui c’est une force qui s’est levée, même si le combat ne s’est pas terminé comme nous l’aurions souhaité. C’est une force qui s’est levée de 17 millions de voix.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Claude Bartolone

Chers camarades, bien entendu que nous aurions tous préféré que ce conseil national se déroule dans une tout autre ambiance, et bien entendu, il nous faut tenir compte qu’il nous reste maintenant cinq semaines, c’est cinq semaines qui séparent les élections présidentielles des élections législatives.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Dominique Strauss-Kahn

Mes camarades, dès dimanche soir, j’ai parlé de défaite, certains ont crié au scandale, je crois qu’ils ont tort, je crois que nous avons intérêt à dire la vérité et à faire comprendre aux Français que nous sommes capables de regarder la vérité en face. Certains y ont vu une attaque contre Ségolène Royal, tant on aime opposer les socialistes les uns aux autres.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Vincent Peillon

Mes camarades, nous sommes maintenant dans la campagne des législatives et je vais me permettre d’être extrêmement bref. Si on avait un petit peu la pêche dans cette campagne, comme on aurait dû peut-être l’avoir davantage dans la campagne des présidentielles. Je vous le dis, aujourd’hui on nous avait dit, et moi je suis à 100 % pour, on ne commence pas à se mettre de la cendre sur la tête, on n’ouvre pas les débats, on est en campagne, on est rassemblé. C’est mon état d’esprit. Pour le reste, va venir le moment des débats.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention d’Harlem Désir

Chers camarades, je voudrais à mon tour rendre hommage à la détermination et à l’énergie de Ségolène Royal dans cette campagne, ainsi qu’à l’engagement des militants qui s’y sont investis dans toutes les fédérations et dans tout le pays comme l’a rappelé François Hollande.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention d’Henri Emmanuelli

Mes chers camarades, je crois que nous allons ce matin dire à peu près la même chose parce que nécessité fait loi. Nous sommes au lendemain d’une défaite, mais à la veille d’une bataille, et ce n’est pas effectivement à la veille d’une bataille qu’on entreprend l’inventaire de ses faiblesses ou de ses erreurs, je suis persuadé que Von Klosvitz* n’aurait passé d’accord avec cet état d’esprit-là.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention d’Elisabeth Guigou

Mes chers camarades, nous avons, toutes celles et ceux qui sont intervenus l’ont dit, nous avons devant nous une double responsabilité et nous sommes tous d’accord là-dessus, les législatives d’abord, la refondation après.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Jean-Luc Melanchon

D’abord, je remarque qu’on n’est pas à huis clos. Alors, c’est très bien d’être entouré par les oreilles attentives, moins attentives là parce que, à cette heure-ci, la voix du couloir est plus forte que la voix de la tribune, mais quand même. Donc ça crée l’alternative du diable que vous connaissez : le silence serait étouffant, le débat serait déchirant. Va trouver ta voie entre les deux. Donc nous sommes tous condamnés à la litote de convenance, l’euphémisme mondain et la fraternité par précaution mutuelle.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention d’Henri Weber

Chers camarades, la campagne fut ardente, la défaite est douloureuse, d’autant que nous avions en main de nombreux atouts. On l’a dit avant moi, un bilan particulièrement calamiteux de la majorité sortante, et pas seulement sur les questions de sécurité publique, principalement sur les questions économiques et sociales, avoir un pays qui se traîne à 1,5 % de croissance en moyenne pendant cinq ans alors que le contexte mondial est extraordinairement porteur, c’est vraiment un bilan de faillite.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention d’Arnaud Montebourg

Chers camarades, dans cette magnifique campagne qui laisse derrière nous des moments extraordinaires, nous avons vu, après les résultats de ce scrutin, réapparaître les deux France : à l’ouest, baignée dans la tradition démocrate chrétienne, plus urbaine, plus optimiste d’ailleurs, à l’est, la France, qui d’ailleurs avait voté non massivement, cette immense flaque bleue qui ensevelit d’ailleurs beaucoup de nos positions politiques, plus rurale, davantage périurbaine, et qui a fusionné et réalisé la fusion dans les urnes des trois droites.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Jean-Marc Ayrault

Je dois vous dire que c’est à titre tout à fait exceptionnel que je préside cette séance, dont je partagerai la présidence avec mon collègue et ami, Jean-Pierre Bel, président du groupe des socialistes au Sénat, à titre exceptionnel, puisque notre ami Gérard Collomb n’a pas pu se rendre à ce Conseil national, il m’a demandé de bien vouloir l’excuser ; mais je dirais aussi à titre symbolique, puisque, en tant que président du groupe des députés socialistes, c’est aussi une manière de dire que nous commençons une nouvelle campagne, qui est celle de la bataille des élections législatives.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Razzye Hammadi

Je remercie ceux qui sont restés, déjà, car, comme le disait Jean-Luc précédemment, si dans la société, souvent, la tête commande le ventre, j’ai cru comprendre que dans la salle, pour beaucoup, le ventre avait commandé la tête.
Je voudrais remercier, parce que c’est important de rester dans cette salle au lendemain de ce résultat, c’est aussi attribuer du solennel, c’est aussi attribuer du solennel à cette réunion, à cette instance, et je voulais le rappeler, nous avons dit qu’il fallait que nous nous adressions les uns aux autres avec franchise, je le fais.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Marie-Noëlle Lienemann

Chers amis, chers camarades, face à une droite dure, nous avons besoin d’une gauche forte. C’est pourquoi l’essentiel aujourd’hui est bien de gagner nos élections législatives et d’en faire un succès. Il y a un temps pour tout, nous aurons le temps des analyses, des bilans, mais l’urgence aujourd’hui est la reconquête. Nous devons partir du socle de l’élection présidentielle, mais il est clair qu’il faut regagner du terrain dans le cœur de cible de la gauche, chez les salariés, chez les employés car nous n’avons pas fait le plein dans cet électorat. Et il suffit de regarder la carte géographique pour voir que les terres ouvrières, que les terres industrielles n’ont pas répondu présentes à l’appel.

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Pascal Cherki

Trois minutes seront largement suffisantes puisque nous n’ouvrons pas aujourd’hui la question des raisons de la défaite, mais quand même, parce que c’est un problème qu’on va avoir dans ces élections législatives, quand on regarde quand même le socle sociologique que nous avons réuni dans cette élection présidentielle au second tour, tout à l’heure on parlait de tache bleue ou de je ne sais pas quoi, mais il nous a quand même manqué une partie substantielle des ouvriers et des employés de la France industrielle qui, en grande partie, avaient voté non et qui ont préféré voter pour une droite bonapartiste que voter pour une gauche généreuse, et donc c’est une question qui nous interroge puisque, une fois passées les élections législatives, le débat sera : comment les reconquérir ?