Des propositions ont été faites par le Parti socialiste tout au long de ces derniers mois. Nous arrivons au moment ultime –la discussion n’est d’ailleurs pas terminée au Sénat- et j’ai cru lire qu’il y avait eu des initiatives du Président de la République. Nous avons à nous prononcer.
L’initiative du Président de la République arrive dans un moment qui n’est pas le bon. Quand il y a une réforme, on met tout sur la table et l’on fait en sorte d’obtenir les avancées qui sont souhaitées par les uns et par les autres, notamment sur les questions de mode de scrutin, de représentation de l’opposition, voire du pluralisme audiovisuel.
Cette démarche prise à la fin du processus, sans d’ailleurs qu’il y ait véritablement novation, pose un problème qui, en même temps, révèle ce qu’est la conception de Nicolas Sarkozy de nos institutions.