Monsieur le Premier ministre,
L’opposition ne manquait pas de raisons pour mettre en cause aujourd’hui la responsabilité de votre gouvernement. Les Français nous avaient précédé d’une certaine façon à l’occasion des élections municipales et cantonales. Et leurs motivations rejoignaient les nôtres.
L’échec de votre politique économique, l’erreur du paquet fiscal, la dérive préoccupante des déficits, le plan de rigueur dont vous n’osez même pas prononcer le nom, la réforme de l’Etat aussi improvisée qu’injuste et surtout les manquements répétés à votre engagement de campagne sur le pouvoir d’achat… Autant de sujets qui expliquent, 1 an après votre accession à la direction du pays, la perte de confiance qui s’est installée chez nos concitoyens et les profondes inquiétudes qu’ils nourrissent à l’égard de votre politique.
Et pourtant, nous avons voulu placer notre débat de censure sur les graves décisions que le Président de la République vient de prendre à l’occasion du sommet de l’OTAN à Bucarest , aussi bien sur l’engagement de nos forces en Afghanistan que sur le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.
Chacun au-delà de sa sensibilité politique, ne peut nier l’importance de ces choix , les changements d’orientation qu’ils annoncent. Chacun mesure leur portée sur notre politique étrangère et sur notre stratégie de défense.