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Archive pour janvier 2008

Intervention de François Hollande – Rassemblement des secrétaires de section – Mutualité – dimanche 20 janvier 2008

20-01-2008

Chers Amis, Chers Camarades,

Sept semaines avant les élections municipales et cantonales et nous sommes prêts, unis. Ce rassemblement était indispensable. Nous sommes unis parce qu’il y a pour les Français une obligation qui nous est faite d’être au rendez-vous.

Je veux, à ce moment, dire combien le travail de Bruno Le Roux et de la commission électorale, de Daniel Vaillant pour le rassemblement de la gauche a pu porter ses fruits. Nous sommes présents, nous les socialistes, sur des listes que nous conduisons le plus souvent avec des candidats –parfois sortants qui aspirent à renouveler le mandat qu’ils ont reçu du peuple- mais aussi de nouveaux candidats –il y en a beaucoup, avec des candidats plus jeunes –c’est un bon signal que le renouvellement des générations-, avec des candidates plus nombreuses –notamment, dans les villes de + de 20 000 habitants, en tête de liste, avec des candidates et des candidats dits de la diversité qui veulent s’appeler tout simplement « la réalité de ce qu’est notre pays », avec des générations nées ici, qui sont Françaises comme les autres, même s’ils n’ont pas la même couleur de peau. Ils sont dans cette République métissée que nous voulions pour notre pays.

Discours de François Hollande – Forum de la rénovation « les socialistes et l’individu »- 20 janvier 2008

 

Chers Amis, Chers Camarades,

Il m’arrive de dire -dans des moments de grande confidence- que j’aime le Parti socialiste. Parfois, je me dis que c’est un acte de foi, en tout cas un acte d’engagement. Mais, ce matin, à écouter les rapports, à entendre les interventions, à vous voir ici, militants, responsables du Parti socialiste, je me dis que lorsque le Parti socialiste réfléchit, débat, cherche, propose et rassemble tous les socialistes, oui, j’aime de parti-là.

Lorsqu’au lendemain d’une défaite honorable, mais cruelle, nous avons –vaille que vaille- décidé d’engager un processus qui pouvait permettre à notre parti de redresser la tête –au sens des idées, de retrouver des formes de délibérations collectives et de préparer de la meilleure des façons notre congrès, il y avait du scepticisme, il y avait des doutes, des interrogations. Tout cela conduira-t-il à la clarification espérée ? Y aura-t-il, pour notre parti, des avancées –en termes de concepts, d’idées, de propositions, d’approches- tirées de toutes ces discussions souvent menées d’en haut ? Serons-nous capables de relever les trois défis qui nous ont été posés lors des scrutins du printemps dernier : quel est notre rapport à la Nation, quelle est la place du marché, quel est le rapport entre individu et société ?

Vœux de Francois Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, à la presse, jeudi 10 janvier 2008

10-01-2008

les voeux de françois HOLLANDE a la presseJe veux vous présenter, au nom de l’ensemble du Parti socialiste, nos meilleurs vœux pour l’année 2008.

En ce début d’année 2008, en entendant les uns ou les autres ou, plus exactement, toujours le même, je me disais que ce qui nous menaçait c’était en définitive la confusion des enjeux, le tourbillon des images, la perte de sens des mots qui sont utilisés ou proférés, l’instrumentalisation des peurs et, pour tout dire, la résultante de tout cela qui peut être le fatalisme ou la résignation.

Face à ces menaces, je veux former le souhait qu’en 2008 nous marquions deux volontés : la lucidité et l’engagement. La lucidité est indispensable, elle est au cœur de tout. Elle ne vaut pas simplement pour un parti, pour des hommes et des femmes eux-mêmes engagés. Elle vaut pour une société, elle vaut pour des citoyens.