Dans une intervention de vingt minutes, faisant suite au discours de politique générale de François Fillon, le 3 juillet à l’Assemblée nationale, François Hollande a enjoint le Premier ministre à ne pas se contenter d’incantations mais à « aller jusqu’au bout des réformes », « à faire l’effort de vérité indispensable ». Sur le fond, il a indiqué que le grand point de clivage portait sur « la politique de croissance » : « Je considère aujourd’hui que votre paquet fiscal, votre choc fiscal est économiquement inapproprié, socialement injuste et budgétairement aventureux. »
« Les Français ont voté. Et leur choix nous engage tous.
Vous, au nom de la majorité, à tenir vos promesses.
Nous, au nom de l’opposition, à offrir une alternative. C’est la règle en démocratie.