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Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Jean-Marc Ayrault

12-05-2007

Je dois vous dire que c’est à titre tout à fait exceptionnel que je préside cette séance, dont je partagerai la présidence avec mon collègue et ami, Jean-Pierre Bel, président du groupe des socialistes au Sénat, à titre exceptionnel, puisque notre ami Gérard Collomb n’a pas pu se rendre à ce Conseil national, il m’a demandé de bien vouloir l’excuser ; mais je dirais aussi à titre symbolique, puisque, en tant que président du groupe des députés socialistes, c’est aussi une manière de dire que nous commençons une nouvelle campagne, qui est celle de la bataille des élections législatives.


Nous allons commencer notre réunion.
La presse écrite est présente dans les tribunes.
Nous sommes rassemblés ce matin en conseil national du Parti socialiste, tout le monde est conscient que c’est un moment important, même grave, après une campagne j’allais dire magnifique que nous avons menée ensemble, et en particulier dans tous les départements, le Parti socialiste avec ses militants, ses élus a joué un rôle remarquable dans la campagne de Ségolène Royal. Mais je voudrais la remercier particulièrement pour le magnifique combat qui a été le sien, qui a été le nôtre.
Merci, chers camarades.
Une campagne s’achève, une autre commence, c’est la bataille des élections législatives. Nous serons 577 candidats et candidates du Parti socialiste et de nos alliés. Cet après-midi, en tout cas à l’occasion de ce Conseil national, un rapport sera présenté sur les investitures et sur les alliances. Également, une proposition sera faite pour la plate-forme de ces élections législatives, et puis sur la communication et le matériel de campagne, le financement de la campagne.
Avant de commencer cette réunion de travail, d’échanges, de débat, il y aura un débat général, plusieurs d’entre vous ont déjà demandé la parole, pourront s’exprimer, le Premier secrétaire, François Hollande le fera pour introduire nos échanges, mais je crois qu’il est important de revenir quelques instants sur la campagne des élections présidentielles.
Je l’ai dit en remerciant Ségolène pour son magnifique combat, la page du 21 avril est aujourd’hui définitivement tournée. Nous n’avons pas gagné cette élection, il y aura certainement à analyser les causes, les causes non seulement de cet échec, même si Ségolène a recueilli près de 17 millions de voix, ce qui est un score exceptionnel jamais atteint par un candidat socialiste à une élection présidentielle ; nous savons que nous avons aussi à nous interroger sur nous-mêmes, sur notre tâche pour les années futures. Le temps viendra de ce débat, de cette analyse nécessaire.
Mais aujourd’hui, je le dis au nom de tous les candidats et candidates sortant et pour la première fois, candidats et candidates pour certains entre eux, ou candidats à la reconquête, notre rassemblement, notre unité est la condition première de cette bataille si nous voulons la réussir. C’est ce que les militants disent, c’est ce que nos électeurs disent, c’est ce que nos candidats disent, donc je souhaite que ce conseil national soit aussi la marque de cette combativité, de ce rassemblement, de cette unité.
On attendait de nous que nous nous déchirions, eh bien montrons le contraire, montrons notre détermination, montrons notre lucidité, et c’est normal, le Parti socialiste est un parti de débat, mais aussi notre responsabilité.
Avant de donner la parole à François Hollande, je souhaiterais inviter à la tribune maintenant Ségolène Royal.

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