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Archive pour avril 2007

Point de presse de Francois Hollande du lundi 30 avril 2007

30-04-2007

Nous sommes maintenant à 7 jours de l’élection. Cette semaine va être décisive pour notre pays, puisqu’elle va se conclure sur un choix de société.

Ce sera donc le choix entre deux projets, deux conceptions, deux visions et il est bien qu’il y ait une participation la plus élevée possible pour permettre le caractère incontestable de ce scrutin.

Nous entrons avec confiance et mobilisation dans cette dernière semaine de campagne. Confiance dans le pacte présidentiel, confiance dans notre candidate, confiance dans le rassemblement qui s’opère et mobilisation, parce que nous voulons que ceux qui nous ont soutenus au premier tour, que ceux qui nous ont suivi pour le second tour, s’impliquent pleinement pour que les Français puissent être éclairés.

Jean-Jacques Queyranne – meeting de Ségolène Royal à Lyon

27-04-2007

Chers amis, nous sommes plus de 15 000, peut-être 20 000 bientôt, qui sommes rassemblés ce soir pour dire notre confiance en Ségolène Royal et notre confiance dans sa victoire le 6 mai prochain.

Et je dois vous dire que nous étions aussi nombreux, c’est le meeting dont je me souviens tout particulièrement, ici à Eurexpo en 1988 pour accompagner François Mitterrand dans son élection. J’y vois le signe de notre victoire à cette occasion.

Arnaud Montebourg – Meeting de Ségolène Royal à Lyon

Chers amis, quelques jours après ce beau dimanche où Ségolène a réalisé le score de François Mitterrand en 1981, nous voyons M. Sarkozy et ses 31 % remonter dans sa belle voiture déjà les Champs-Élysées, mais vous noterez qu’hormis le soutien de M. de Villiers, bien chiche, M. Sarkozy est seul. François Bayrou a refusé d’appeler à voter pour lui. La famille Le Pen n’est pas en reste.

M. de Villiers a attendu une semaine pour se décider. C’est donc que le rassemblement pour une autre France, que nous constituons, de ces millions de Français, est en marche.

Najat Belkacem – meeting de Ségolène Royal à Lyon

Mes chers amis, nous vivons une heure grave, une heure historique, une heure où la France se tient debout face à son destin. À cette heure-ci, j’ai envie de m’adresser ce soir à tous ceux et à toutes celles qui se retrouvent dans les valeurs républicaines et humanistes, à toutes celles et à tous ceux qui veulent encore croire à la promesse républicaine d’égalité et qui refusent de renoncer au rêve de fraternité.

À toutes celles et à tous ceux qui refusent la résignation, qui ont une ambition pour la France et une ambition pour l’Europe. Je m’adresse ce soir aux hommes et aux femmes de progrès.

Gérard Collomb : meeting de Ségolène Royal à Lyon

Chers amis, je suis heureux de nous voir ce soir aussi nombreux dans cette agglomération lyonnaise pour supporter Ségolène Royal et préfigurer ainsi la victoire !

Vous êtes à l’image de cette vague immense qui est en train de se lever en France, nourrie de toutes nos frustrations ces dernières années, mais aussi de toutes nos attentes, de toutes nos espérances, et qui va faire qu’au second tour, nous le remporterons et ferons de Ségolène Royal la première présidente de la France !

Discours de Dominique Strauss-Kahn à Lyon

Mes amis, je suis venu ce soir vous dire quelques petites choses simples, trois petites phrases. Trois petites phrases qui pour moi doivent résumer notre conviction et notre engagement dans les jours qui sont devant nous.

La première, c’est que nous devons gagner.

La seconde, c’est que nous pouvons gagner.

La troisième, c’est que nous allons gagner !

Discours de Daniel Cohn-Bendit au meeting de Montpellier du 24 avril 2007

24-04-2007

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Bonsoir.

Nicolas Sarkozy vous a dit dimanche soir qu’il a fait un rêve. Eh bien moi, je vais vous dire, j’en ai fait un autre, et ce rêve-là, ce sera son cauchemar, et un cauchemar incroyable !

Vous vous rappelez, Martin Luther King, qui, une fois, dans un grand discours, a dit « I had a dream ». Eh bien, nous aussi, on a un rêve, et ce rêve sera que le soir du 6 mai, Ségolène Royal sera présidente de la République en France !

Je voudrais dire une chose très claire à Nicolas Sarkozy : il fait comme si la droite était propriétaire du pouvoir, qu’elle était génétiquement abonnée au pouvoir. Eh bien non ! Ce qu’il y a, c’est qu’il croit que ceux qui sont nés pour être en haut doivent être toujours en haut. Ça, c’est son modèle de société. Eh bien non ! Mon rêve, c’est enfin ceux qui ne sont pas nés pour être en haut aient la possibilité d’avoir une vie comme ceux d’en haut. Voilà la vérité.

Point Presse du 23 avril : « Nous sommes dans une campagne qui prend un nouveau tour puisque nous sommes précisément au second tour. « 

23-04-2007

« Je veux d’abord saluer le vote des Français. Ils sont venus massivement tourner la page du 21 avril 2002 et écrire celle du 22 avril 2007. Ils ont voulu qu’il y ait un choix clair entre deux visions de la société, deux conceptions de la France, du pouvoir et de la politique. Ils ont aussi voulu faire un vote utile à bien des égards. Non pas un vote utile pour les partis ou même pour les candidats, mais un vote utile pour la France. Il y a eu la volonté de donner de la force au prochain, plutôt à la prochaine Présidente de la République.

Je veux aussi saluer le beau résultat de Ségolène Royal au premier tour, près de 26 % des voix. C’est plus que ce que nous avions fait, forcément, en 2002 et même en 1995. C’est également davantage que ce qu’avait fait François Mitterrand au premier tour de l’élection présidentielle de 1981. Certes, c’est moins que François Mitterrand en 1988, mais il était le Président sortant.

Dès lors, les conditions de la victoire sont aujourd’hui réunies. Il y a, avec ce résultat du 1er tour -26 %- et les soutiens qui viennent d’être prononcés par les 6 autres candidats de la gauche qui ont dit hier soir, et sans aucune condition ni aucun préalable, qu’il fallait battre le candidat de la droite et, donc, se rassembler derrière Ségolène Royal, une base de départ à 37 % des voix et non à 26 pour la campagne du second tour.

Il y a un rassemblement plus large encore qui est en train de s’opérer. Ce rassemblement, c’est celui des électeurs eux-mêmes qui ont voulu donner au changement toute sa place dans cette élection.

Une large majorité d’électeurs ont dit, lors du premier tour, d’une manière ou d’une autre qu’ils voulaient sanctionner la majorité sortante et son bilan, et notamment sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les conditions de vie.

Il nous faut donc nous mettre dans une dynamique positive. Le changement, c’est celui que représente le pacte présidentiel de Ségolène Royal.

Pour nous, les trois priorités dans cette campagne seront celles de l’emploi et du travail pour tous et pas simplement pour quelques-uns. Ce sera l’Education comme, à la fois, valeur, principe de la République et comme levier de la réussite collective et personnelle. Et, enfin, l’écologie, car nous considérons que ce qui est en cause, ce n’est pas simplement notre destin, celui de générations qui viennent de s’exprimer à travers un vote massif, mais le destin des générations futures. Et nous ne pouvons pas dissocier le combat pour l’écologie du combat pour l’Europe et pour une nouvelle régulation à l’échelle du monde. Voilà nos trois priorités.

Ensuite, c’est Ségolène Royal qui porte une nouvelle République, une autre façon de décider, une autre conception du dialogue que celle que nous avons eue, hélas, à vivre, notamment les dévoiements, depuis 5 ans, et aussi une autre conception de la politique et de la démocratie. Pour nous, la réforme des institutions n’est pas un supplément programmatique, c’est la condition même de la réussite du changement. C’est la raison pour laquelle nous voulons absolument que le Parlement soit renforcé et que le Président de la République puisse être pleinement responsable. De la même manière, l’Etat impartial n’est pas un slogan, c’est une garantie de confiance dans la République et dans les élus. De même, la morale publique, le souci de l’honnêteté, de l’efficacité, du bon usage des deniers publics, la lutte contre tous les gaspillages, la maîtrise de l’endettement public est une condition du succès ; ce n’est pas un projet en soi, mais c’est ce qui permet d’atteindre nos objectifs.

Enfin, pour nous, l’Europe, au-delà du « oui » et du « non », est la perspective qu’il faudra ouvrir de nouveau après l’élection présidentielle et nous considérons que, seule, Ségolène Royal peut permettre cette relance du projet européen.

Ce que nous voulons également susciter dans cette campagne, c’est un vote d’espérance. Nous ne sommes pas là seulement pour faire barrage –même s’il faut écarter la menace que représente la candidature de l’UMP et donc de Nicolas Sarkozy. Nous ne sommes pas là simplement pour résister, pour empêcher ou pour écarter. Nous sommes là pour lever une espérance. Nous sommes là pour susciter l’enthousiasme, l’élan, l’engagement.

Mais il y a l’inquiétude, c’est vrai. Elle n’est pas liée au caractère ou à la personnalité du candidat Sarkozy, mais à sa politique, à son bilan. Il est le candidat qui, depuis cinq ans, a assumé les choix qui ont été faits avec Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin.

Il est celui de la poursuite de la politique qui a échoué. Il veut concentrer les pouvoirs et démanteler l’essentiel de notre pacte social, aussi bien sur le plan de la santé que des services publics, des retraites, du droit du travail. Voilà son projet : avoir les mains libres pour exercer le pouvoir pour, ensuite, défaire ce qui nous unit tous. Voilà pourquoi nous devons aussi appeler tous ces électeurs qui ne veulent pas de cette société-là à faire le choix de Ségolène Royal.

Notre campagne va maintenant se démultiplier. Nous devons faire naître un mouvement citoyen qui va bien au-delà des socialistes et des partis qui se sont mobilisés derrière Ségolène Royal. C’est un rassemblement très large d’hommes et de femmes libres qui veulent servir leur pays, qui veulent se mobiliser pour changer la France et ne rien altérer de ce qui fait aujourd’hui notre capacité à vivre ensemble.

Ce mouvement, déjà, nous dépasse. C’est pourquoi il est maintenant un mouvement d’électeurs, de citoyens qui se rangeront, je l’espère, nombreux derrière Ségolène Royal pour faire la politique qui leur paraît être la meilleure pour eux-mêmes, pour leur pays et pour l’Europe.

Voilà le sens de ce combat-là. Nous considérons que la victoire est aujourd’hui possible.

Il faut donc maintenant aller plus loin et ce sont les électeurs qui vont avoir la parole. C’est à eux que nous nous adresserons. Nous avons confiance dans leur volonté de changement, dans leurs aspirations à une autre politique, à une autre façon de faire de la politique, à une rénovation de notre modèle démocratique. Nous sommes donc confiants dans l’issue du scrutin qui s’annonce. »

Discours de François Hollande – Meeting de Toulouse – Jeudi 19 avril 2007

19-04-2007

Chers amis,

Nous sommes enfin à Toulouse, à Toulouse, ville rose !

Je vais vous faire un aveu : le 22 avril 2007, je l’attends depuis le 21 avril 2002. Je l’attends depuis cinq ans ; cinq ans que nous préparons cette échéance ; cinq ans que nous voulons enfin avoir le choix de décider de notre avenir entre la gauche et la droite. Cinq ans que nous nous préparons, que nous nous sommes rassemblés, les socialistes, la gauche, pour être au rendez-vous, non pas de la revanche, mais de l’alternative que nous devons offrir à notre peuple dimanche, et le 6 mai.

Cinq ans durant lesquels nous avons redressé la gauche ; cinq ans pendant lesquels nous avons eu notre plus beau succès aux élections régionales, ici comme partout en France.

Pendant ces cinq ans, nous avons même été capables de résister, de combattre la droite et de la faire reculer, comme sur le Contrat Première Embauche grâce à la jeunesse de France.

Enfin, nous y sommes, après avoir désigné Ségolène Royal dans une procédure exceptionnelle de la démocratie militante, rassemblé la gauche avec les Radicaux, le Mouvement des républicains et citoyens. Et nous sommes là à trois jours de ce premier tour

Maintenant, nous sommes devant le choix que nous attendions , après la plus belle des campagnes, grâce à Ségolène Royal, la plus belle des campagnes sans doute depuis François Mitterrand et 1981.

Discours de Jose Luis Zapatero au meeting de Toulouse du 19 avril 2007

zapatero en meeting à Toulouse avecSégolène RoyalJe voudrais dire ma joie d’être ici à Toulouse, aux côtés de Ségolène et aux côtés de nos camarades socialistes français.
Sur cette terre, avec une présence espagnole aussi remarquable, je voudrais remercier ce qu’ont fait de tout temps les Français, notamment les habitants de Toulouse, pour accueillir ceux qui donnèrent leur vie pour les idées du socialisme, pour les luttes pour la liberté, pour la restauration de la démocratie.
L’Espagne doit beaucoup à ceux de nos compatriotes qui rendirent sa dignité à notre pays, depuis Toulouse .
Nous, les Espagnols, nous devons beaucoup à Toulouse, qui leur permit d’être espagnols et de commencer à être français, en épousant la liberté en France.

Discours de Jean Marc Ayrault au meeting de Nantes – 16 avril 2007

16-04-2007

Mes chers amis,

Avant de commencer mon intervention, comment ne pas avoir une pensée pour Sophie Gravaud, sa famille et ses amis ?

Nous sommes bouleversés et révoltés par ce meurtre.

Discours de Robert Badinter au meeting de Nantes – 16 avril 2007

Il y a du monde !

Mes camarades, mes amis, comme Jean-Marc Ayrault, cédant à la chaleur communicative de l’assistance, a dépassé son temps, qu’avant que je ne pénètre dans cette immense salle, j’en dirai un mot de plus tout à l’heure, le maître des cérémonies m’a dit : vous avez jusqu’à huit heures moins trois. C’est dire que ce sera donc un service express, car ce qui compte, c’est celle qui nous réunit ici ce soir, c’est-à-dire Ségolène Royal. Moi, je fais le lever de rideaux ! Ça m’est arrivé déjà bien souvent dans ma vie, je suis une vieille moustache des campagnes présidentielles, je ne compte plus le nombre de fois où j’ai en effet levé le rideau pour François Mitterrand, qui avait une caractéristique : il était toujours en retard. Ce qui fait que j’étais forcé d’improviser, de continuer, d’aller ici, d’aller là, en me disant : mais que fait-il ? Le public, lui, n’est pas venu pour moi, mais pour Mitterrand, **, que là-haut… Enfin…

Meeting du Gymnase Japy – 10 avril 2007

10-04-2007

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE

MEETING DU GYMNASE JAPY – PARIS 11è

MARDI 10 AVRIL 2007

Chers Amis, Chers Camarades,

Depuis le temps que Ségolène Royal me parlait de Japy, enfin j’y suis. Je voulais être là, à Paris, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle car, pour moi, Paris est un exemple. Ce ne fut pas toujours le cas, je le reconnais. Mais, depuis six ans, c’est un exemple, et même un bel exemple de démocratie participative, de politique du logement, de politique des transports.

Nous voulons faire la France, c’est-à-dire Paris en plus grand, dans le respect de notre diversité. Mais, il est vrai aussi que ce qui a été la démarche engagée ici, à Paris, par Bertrand Delanoé, est pour nous une source d’inspiration. Soyez fiers, depuis six ans, du travail engagé, de ce mandat qui vous a été donné, de ce mandat que vous allez rendre aux Parisiens et, le moment venu, nous serons là, encore rassemblés, pour demander une nouvelle fois la confiance des parisiens pour continuer à agir et poursuivre le travail de transformation.

Je viens ici comme Premier secrétaire du Parti socialiste, conscient d’être là dans la première fédération socialiste de France : 20 000 adhérents ! Que de convoitise ! Que d’enjeu pour le prochain congrès, mais nous n’en sommes pas là !

Merci à tous ceux qui, depuis longtemps, sont socialistes et qui y sont restés et merci à tous ceux qui nous ont rejoint ; merci à ces nouveaux adhérents qui resteront après et qui travailleront avec nous.

Je viens là, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle. J’ai, comme vous, conscience que nous sommes dans un moment historique. Sans doute aussi grave et aussi lourd de conséquences que le mois 1981. Il ne s’agit plus cette fois-ci d’élire pour la première fois un Président de la République de gauche, François Mitterrand. Il s’agit d’élire la première femme Présidente de la République de gauche. Mais il s’agit aussi d’en terminer avec 12 ans d’une présidence irresponsable, celle de Jacques Chirac, venu sur un malentendu –la fracture sociale ; à l’époque, c’était en 1995, il faisait croire qu’il n’était pas vraiment un candidat de droite, qu’il y avait même plus à droite que lui –en l’occurrence Edouard Balladur qui était à ce moment-là soutenu par Nicolas Sarkozy et François Bayrou. Jacques Chirac fut élu sur ce malentendu, sur cette manœuvre. Ensuite, ce fut le plan Juppé et tout le reste ; la dissolution de l’Assemblée nationale qui fut la meilleure décision qu’il ait prise de tout son mandat ; une cohabitation de 5 ans, un Président irresponsable qui a utilisé la peur, l’insécurité en 2002, au risque –et c’est ce qui s’est produit- de mettre l’extrême droite en situation de surgir au second tour de l’élection présidentielle. Un Président donc qui a été réélu dans cette circonstance, avec les voix de tous les républicains, et notamment des socialistes, et qui n’en a tenu aucun compte, qui n’a jamais pris la dimension de ce qu’avait été le vote du 5 mai 2002 : un vote pour la République. Qu’en a-t-il fait de la République ? La République de son clan, la République de son parti, la République de son programme ! Voilà ce qu’il a fait.