Monsieur le Premier ministre,
Vous êtes en place depuis à peine un an. Et votre gouvernement a déjà essuyé deux épreuves majeures. Des émeutes urbaines, d’une ampleur et d’une durée inégalée. Et un conflit social sur le CPE qui vous a aliéné la jeunesse de notre pays et qui vous a contraint au recul, après plusieurs semaines d’obstination. A eux seuls, ces échecs auraient pu justifier votre départ. Mais, vous avez considéré, qu’ayant perdu la confiance des Français, il vous restait au moins celle du Chef de l’Etat, sans avoir besoin de vérifier celle du Parlement.