Monsieur le Premier ministre,
Il y a 1 000 jours, lors de votre discours de politique générale ici même, vous affichiez votre volonté de dialogue social.Convenez, aujourd’hui, que vous êtes loin du compte. Aucune négociation n’est engagée sur le moindre sujet : pas plus sur l’emploi que sur le pouvoir d’achat.
Toutes les organisations syndicales –après les importantes manifestations de samedi, attendaient de vous une initiative, une proposition, une ouverture. Rien n’est venu. Vous avez même répondu –je prends le mot à dessein- par une formule badine. Je considère que cette attitude, dans ces circonstances, n’est pas à la hauteur d’un Chef de gouvernement après des manifestations de cette importance.
Par votre attitude, vous prenez ainsi le risque d’amplifier un mécontentement à force de l’ignorer
Sur le dossier des 35 heures, vous vous êtes engagé solennellement –fin 2003- dans la loi sur le dialogue social, à saisir les partenaires sociaux avant l’élaboration de tout projet de loi portant sur la réforme du droit du travail. Vous aviez dit qu’il n’y aurait aucun projet de loi sans concertation.
Là encore, vous avez manqué à votre parole : Il n’y a pas eu de concertation ; il y a aujourd’hui une proposition de loi. Sur le fond, comme sur la méthode, vous ne contribuez pas à l’apaisement nécessaire pour le retour de la confiance et de la croissance.
Vous avez dit que vous aviez, samedi, ouvert vos fenêtres pour écouter les manifestants. Aujourd’hui, ouvrez votre porte pour écouter les organisations syndicales.
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