Chers Camarades,
Je tenais à venir ici, à Marseille, pour lancer la campagne des élections européennes du Parti socialiste. C’est toujours à Marseille qu’il faut commencer les campagnes qui réussissent.
Chers Camarades,
Je tenais à venir ici, à Marseille, pour lancer la campagne des élections européennes du Parti socialiste. C’est toujours à Marseille qu’il faut commencer les campagnes qui réussissent.
Chers camarades, notre victoire aux élections régionales et cantonales le 28 mars a créé une situation politique nouvelle. Dans le pays, mais même en Europe si j’en juge par le nombre de messages de solidarité et de félicitations que j’ai reçus au nom du Parti socialiste par tous les partis progressistes en Europe et au-delà, venant après le succès que l’on sait des Espagnols dans un contexte dramatique, notre victoire à ce point ample et éclatante a été, c’est vrai, saluée comme une défaite d’abord du libéralisme, mais aussi l’amorce d’une reconquête par la gauche française du pouvoir le moment venu.
Il y a un mois, presque jour pour jour, notre Assemblée débattait déjà de l’avenir de votre gouvernement. Nous contestions vos décisions et vos résultats. Vous les défendiez âprement. Et votre majorité unanime vous suivait à travers le rejet de notre motion de censure.
Chers amis, chers camarades,
C’est une victoire considérable que nous avons remportée dimanche soir. Considérable, si l’on songe au chemin parcouru depuis le 21 avril 2002, même si ce souvenir-là a été paradoxalement pour une part dans la mobilisation civique du 28 mars.