Le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin est en place depuis neuf mois, c’est encore trop tôt pour faire un bilan mais c’est déjà le temps des déceptions et même des alarmes parce que quand on regarde ce qu’il a fait depuis maintenant neuf mois c’est exactement le contraire de ce que nous avions nous-mêmes engagé notamment sur la question de l’emploi.
Les emplois-jeunes vont être supprimés, ce sera le plus grand licenciement collectif de ces derniers mois. Il y a la suspension de la loi de modernisation sociale et les plans sociaux qui maintenant s’accumulent : Metaleurop, Airlib, et il y a en plus cette volonté de remettre en cause les 35 heures ; une loi a été votée dans ce sens qui va empêcher dans beaucoup d1entreprises le passage effectif à la réduction du temps de travail.
Les résultats chacun peut les voir dans sa région ou dans sa ville, c1est un chômage qui augmente, qui s’accélère même. Ce sont des impôts qui baissent mais pour qui ? Pour les plus favorisés, ça a été l’impôt sur le revenu, c’est maintenant l’impôt sur la fortune. La baisse de l’impôt sur la fortune au moment même où les plus anciens se voient rogner ce qui à été une grande réforme de Lionel Jospin, l’allocation personnalisée à l’autonomie.
Dans le contexte de la difficulté sociale que rencontrent beaucoup de Français, de la politique économique du gouvernement qui produit du chômage et des inégalités il faut un PS qui soit en mouvement, à l’offensive, pas
simplement pour critiquer, pour alerter mais pour proposer, pour fournir une espérance, pour donner un cap, pour donner un sens à la politique.
N’oublions pas ce qui s’est passé le 21 avril 2002 alors pour cela le Congrès du PS ça doit être non pas une joute entre socialistes mais des propositions pour les Français et c’est avec un PS fort qu’on mettra la Gauche en mouvement.
Nous en avons collectivement besoin, la France en a besoin et la politique aussi.
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